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L'hésitation du soir Ils arrivèrent alors sur ces immenses prairies dont les herbes hautes se couchent sous le vent. En cette fin de vie, peu avant le soir, le soleil nimbe d'or et d'argent tout ce vaste pays, et l'amour infini descend lentement vers la nuit. La berge du lac épouse les roches bleues usées par le temps, quelques roseaux près du bord, et là, un pin à l'écorce noire se penche tendrement et abandonne son image au miroir de l'eau. Tout est déjà donné, depuis tant de milliers d'années, tout est déjà donné. Il faut cesser cette terrible folie, tout est déjà en place, cette terre et toute ces merveilleuses vies, ces matins si neufs, et la lumière du soleil qui rassemble à chaque fois l'éclat et l'ombre sur chaque chose. Assis les pieds dans la pente, je regarde les versants, les villages en bas, les forêts sombres et la grande rivière qui serpente. |
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